blOg-O-nOisettes

Le blOg d'une petite nOisette pAssiOnnée de phOtOgraphie, de littérAture, de cinémA, de pieds, de cApes de dOcumentAtion...

23 août 2016

Signe distinctif : rOux

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Signe distinctif : roux
d’Anouk Bloch-Henry

Ed. Oskar
Coll. La vie
2015 / 99 p. / 10,95€

La 4ème de couverture : Harold rentre en 3ème dans un nouveau collège. Souvent tourmenté à cause de sa rousseur, il cherche à se faire le plus discret possible… Jusqu’à sa rencontre avec Axelle, Matthieu, l’amoureux de la jeune fille, ne voit pas d’un bon œil leur amitié naissante. Il décide de tout faire pour ridiculiser ce garçon roux qui lui fait de l’ombre. Et pour cela, le physique est un prétexte en or. Les idées reçues, les blagues vaseuses et les insultes, tout y passe. La chasse aux roux est ouverte, et le gibier, c’est Harold. Heureusement, il n’est pas tout seul…

Mon avis : Un roman sur le harcèlement qui traite d’un sous-thème assez peu commun : les roux. C’est vrai que l’on entend souvent que les roux sont moqués et plus encore, même si personnellement je n’ai jamais vu ou entendu ça en vrai. Je me disais que c’étaient des superstitions d’un autre âge, qui n’existaient surement plus aujourd’hui. Mais cette lecture m’a fait prendre conscience que ce n’était surement pas le cas, et qu’il existait encore surement beaucoup de roux que l’on embêtait pour ça.

Ce roman met en scène des élèves de troisième. Harold vient d’arriver dans ce nouveau collège, et comme d’habitude, il a peur que les autres se moquent de lui. D’ailleurs, dès le premier jour, au portail, on le remarque pour sa couleur de cheveux. On lui a si souvent dit que les roux sentaient mauvais, qu’il l’a intégré et le croit réellement. Il décide donc de s’asseoir seul à sa table. Mais Axelle ne l’entend pas de cette oreille. Elle le trouve sympathique et s’impose à côté de lui. C’est peut-être à ce moment-là que commencent les véritables ennuis d’Harold. Car Axelle et lui deviennent vraiment amis. Mais Axelle a un petit ami et Matthieu voit leur amitié d’un très mauvais œil. Et comme il est le garçon le plus populaire du collège, il devient très facile pour lui de transformer la vie d’Harold en un véritable enfer. Surtout quand Axelle le quitte pour Harold ! Les brimades n’en finissent plus. Harold est au fond du trou, il sèche les cours, pense vraiment à en finir. En plus il y a ce garçon, Etienne, qui ne rêve que de popularité et qui s’est mis à trouver toutes les blagues sur les roux pour les refiler à Matthieu. Car Etienne ne rêve que d’une chose, c’est que Matthieu le remarque. Et pour cela, il va aller beaucoup plus loin…

J’ai vraiment beaucoup aimé la fin, mais je n’en dirai pas plus car je la trouve originale et je ne voudrais pas gâcher la surprise. Le harcèlement est bien raconté, le lecteur tremble avec Harold, et s’énerve avec Axelle. J’ai beaucoup aimé le personnage de Matthieu, que l’on reconnaît dès les premières lignes mais qui, finalement, va vraiment nous surprendre. Et enfin, j’ai également aimé le personnage d’Etienne car ce genre de garçon existe bel et bien et on ne le voit pas souvent dans les romans. Ce n’est pas un héros, il ne fait rien d’assez intéressant pour qu’un roman lui soit consacré, mais malheureusement, il participe beaucoup au harcèlement, sans même se rendre compte qu’il fait souffrir, lui-même étant dans une souffrance qui lui fait oublier celle des autres.

Un bon roman, à mettre dans les CDI de collège sans hésitation !

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21 août 2016

BOuche cOusue

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Bouche cousue
de Marion Muller-Colard

Ed. Gallimard
Coll. Scripto
7,00€ / 98 p. / 2016

La 4ème de couverture : Dans la famille d’Amandana, la propreté irréprochable n’est pas qu’un métier. C’est un mode de vie. Rien qui dépasse. Dans le Lavomatique tenu par ses parents, le bruit des machines couvre celui des élans du cœur et du corps. Mais comment faire taire son attirance pour une de ses camarades de lycée ?

Mon avis : Un très beau roman, dur, mais beau !
Amandana a trente ans, et les repas dominicaux sont toujours aussi silencieux et « propres ». Mais lorsqu’elle se rend compte qu’il y a un problème avec son neveu adoré de quinze ans, il est temps pour elle de se souvenir de sa propre adolescence…

Amandana adore le lavomatique familial. Et ce qu’elle aime par-dessus tout, c’est de subtiliser, de temps en temps, des vêtements qui lui plaisent. Des vêtements de femmes, des vêtements d’hommes, qu’elle essaye, nue, devant sa glace. Amandana n’a pas vraiment d’amis. Trop différente. Sous prétexte de linge à livrer, le couple de gays de l’immeuble d’en face devient petit-à-petit ses meilleurs amis, ses confidents. Sa famille est bien trop rigide et silencieuse pour comprendre ce qu’elle ressent. C’est à Jérôme et Marc qu’elle raconte qu’elle a été choisie pour jouer Didon dans le projet pédagogique de son collège : monter l’opéra Didon et Enée de Purcell et le jouer au théâtre de la ville. C’est à eux aussi qu’elle explique son trouble face à Marie-Line, qui joue Enée. Petit-à-petit, la préparation du spectacle avance, les relations se nouent, la fin de l’année arrive comme le climax d’une année scolaire bien différente des autres. Son année de troisième, Amandana s’en souvient très bien. C’est l’année où tout a changé pour elle, pour sa famille. Car si Amandana a ses problèmes, elle n’est pas la seule. C’est cette année-là qu’est conçu, en secret et par erreur, son neveu Tom, celui-là même qui a des problèmes quinze ans plus tard.

Ce récit est l’histoire d’une adolescente et de sa quête d’identité sexuelle. Mais c’est aussi une saga familiale, avec les grands-parents et les vacances en Italie, les secrets inavoués, les silences, lourds, et cette impression de boucle dans laquelle rien ne change. L’identité de la famille est ici, dans cette boucle. Ce silence, ces « erreurs » qu’on préfère oublier, faire comme si elles n’avaient jamais existées.

J’ai vraiment beaucoup apprécié ce récit. Mais je l’ai trouvé très triste, sans grand espoir. Est-ce Tom va vivre le même genre de difficultés qu’Amandana, quinze ans après ? Est-ce qu’Amandana est restée bloquée à quinze ans ? Ce récit donne l’impression qu’elle n’a rien vécu depuis l’été de ces quinze ans. Et c’est triste !

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19 août 2016

ClOs de BOurgOgne 1.Le mOnOpOle

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Clos de Bourgogne
1.Le monopole
de Eric Corbeyran (textes)
et Franscisco Ruizge (dessins)

Ed. Glénat
2016 / 13,90€ / 48 p.

La 4ème de couverture : Paul Bernodet est l’heureux propriétaire du Clos du pré pentu, un domaine viticole réputé et très apprécié de la région Bourgogne. Un jour, pour une mystérieuse raison, Paul décide de tout plaquer et de vendre ses terres et des biens. Géraldine Leroy-Barreyre, journaliste spécialisée, s’entretient avec lui pour connaître les dessous de cette surprenante décision. Paul promet de tout lui révéler si, en échange de ses confessions, elle enquête pour lui sur une histoire vieille de trente ans…

Mon avis : J’ai passé une semaine de vacances en Bourgogne, et venant moi-même d’une région viticole (quoique bien moins réputée que la Bourgogne), cette bande-dessinée m’a attirée, à la fois pour retrouver ces terres de mes vacances, mais également parce que le vin, je connais un peu (même si je n’en bois pas).
Pas besoin d’être amateur de bon vin pour apprécier cette BD, qui a aux commandes un maître du récit. Intrigue et suspens sont au rendez-vous, soulignés par les beaux dessins de Ruizge. On y retrouve les paysages de la Bourgogne, avec ses vignes mais aussi ses belles maisons aux pierres blanches. Les intrigues qui se cachent derrière les grands domaines et leurs maîtres nous sont bien plus étrangères, et c’est probablement là que la fiction est la plus présente. Une belle lecture.

Un premier tome qui peut se lire comme un one-shot.

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18 août 2016

Malala : pOur le drOit des filles à l'éducatiOn

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Malala
Pour le droit des filles à l'éducation
de Raphaële Frier (texte)
et Aurélia Fronty (dessins)

Ed. Rue du monde
Coll. Grands portraits
17,50€ / 44 p. / 2015

La 4ème de couvertureMalala Yousafzai est pakistanaise et musulmane. Depuis l’âge de onze ans, elle dénonce les intégristes musulmans qui considèrent que l’école, ce n’est pas pour les filles. Pour tenter de la faire taire, ils ont même tiré sur elle. Par bonheur, Malala est toujours debout.
Aujourd’hui récompensée par le prix Nobel de la paix, elle poursuit son combat avec plus de force encore afin que tous les enfants aient le droit d’aller à l’école, qu’ils soient fille ou garçon, pauvre ou riche.

Mon avis : Un magnifique album, comme tout ceux de cette collection (j'avais déjà évoqué Mandela, Martin et Rosa et Missak), c'est d'ailleurs sans aucun celui que j'ai préféré parmis les quatre que j'ai lus. Les illustrations d'Aurélia Fronty n'y sont probablement pas pour rien car j'aime vraiment énormément ces dessins, je les trouve fabuleux ! (j'avais déjà parlé du receuil de poèmes Les mots à la bouche)

Cet album retrace rapidement l'enfance de Malala puis s'attache à expliquer son combat au Pakistan pour les droit des filles à aller à l'école, alors que les Talibans veulent les en empêcher. Le grand public connait surtout son histoire depuis qu'ils ont tenté de l'assassiner en 2012 et qu'elle a trouvé refuge en Angleterre où elle poursuit ses études, en plus d'intervenir dans le monde entier pour le droit des filles. Le texte est simple (mais très explicatif), cet album pourra donc être lu très tôt (avec accompagnement en début de primaire puis seul). 

Les pages documentaires permettent de contextualiser le tout et de replacer Malala dans un combat des droits de l'homme qui existe depuis des siècles.

A mettre en CDI de collège sans hésiter !

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-Le site de l'éditeur
-Le site d'Aurélia Fronty

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17 août 2016

L'accident

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L’accident
d’Agnès Aziza

Ed. Gründ
Coll. Gründ romans
5,90€ / 2011 / 53 p.

La 4ème de couverture : « Ça parle de la mort et les adultes ne veulent jamais en parler. »
Un roman qui parle aussi de la vie.
Un roman qui parle aussi de l’amour.
Un roman bouleversant.

Mon avis : Le sous-titre, visible sur la couverture, dit : « Aujourd’hui, j’ai quinze ans trois jours et vingt heures comme mon frère le jour de l’accident… » Le lecteur comprend vite que la narratrice va raconter l’accident mortel de son grand frère. Elle déroule le récit de la journée : le petit-déjeuner, les disputes habituelles, le départ pour le collège, puis l’hôpital et enfin, le décès. Ce récit est bouleversant, on s’imagine très bien cette journée, sans, en même temps, être capable de vraiment ressentir ce que peut ressentir la narratrice. J’ai beaucoup pleuré pendant la lecture, parce que c’est vraiment bien raconté.

Toutefois, j’ai trouvé qu’il manquait beaucoup de choses à ce livre. Ce sous-titre nous laisse entendre que Vanessa va continuer à vivre, mais en fait rien d’autre que cette journée n’est racontée. Je suis restée sur ma faim. Je n’ai pas compris l’intérêt du récit. J’aurai aimé voir comment Vanessa allait se relever, si elle ressentait quelque chose de particulier à atteindre l’âge de son frère, comment avaient survécus ses parents, ses grands-parents. Mais rien.

Du coup, je reste perplexe. J’ai aimé ma lecture. Mais j’ai l’impression qu’il s’agit d’une sorte de voyeurisme sans grand intérêt. Souvent, les livres jeunesse qui présentent un thème fort comme celui-ci proposent, à travers le récit, des solutions, de l’aide, de l’espoir. Mais là : rien. On a vu l’accident, on a assisté à la dévastation que cela produit sur la famille. Et puis c’est tout, le lecteur peut revenir à sa vie quotidienne. Je crois que ça ne me plaît pas trop.

 

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-La présentation de l'éditeur
-L'avis de Radicale
-L'avis de Noukette
-L'avis de Hérisson
-L'avis de Liyah

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16 août 2016

Il faut sauver Saïd

9782211072441

Il faut sauver Saïd
de Brigitte Smadja

Ed. L'école des loisirs
Coll. Neuf
8,00€ / 92 p. / 2003

La 4ème de couvertureSaïd a aimé le travail bien fait, la langue française et ses richesses, les dictionnaires, la beauté sous toutes ses formes. Il a aimé être un bon élève. Mais c'était avant. Il y a longtemps. Il y a un an. Avant le collège Camille-Claudel, la foule hurlante de ses mille deux cents élèves, le racket, la fatigue, le mépris et la haine de ceux qui veulent tuer tout ce qui est beau. Au collège, Saïd a changé. Ce n'est pas qu'il ne veut plus réussir et s'en sortir. Il le veut toujours, de toutes ses forces. C'est juste que, des forces, il en a de moins en moins. Tout seul, il sait qu'il n'y arrivera pas. Alors il s'accroche à ce qu'il peut : une sortie à Paris au musée d'Orsay, un tableau qui représente des fleurs blanches sur un fond noir, son ami Antoine qui baigne dans la culture, le caractère d'un prof qui ressemble à l'acteur de Mission impossible... Sauver Saïd de l'échec et du désespoir, est-ce vraiment mission impossible ?

Mon avis : Scotchée par ce petit roman qu'on dirait écrit dans la ville où je travaille ! (n'est-ce pas Noukette ?)

Nadine, la maîtresse de CM2, avait dit à Saïd qu'il écrivait bien et qu'il devait continuer. Alors, tous les mois, pendant son année de sixième, Saïd écrit une longue rédaction pour décrire son quotidien. Pour lui, pour Nadine, pour ce prof d'histoire-géo qui semble s'intéresser à ses élèves.

J'ai aimé la description du palier entre le CM2 et la sixième. C'est ce qu'on se dit tous les ans avec les collègues, notamment avec les profs d'appui qui travaillent à la fois avec les CM2 et avec les sixièmes. Mais ici, c'est bien mieux dit, de façon bien plus exiplicite (en gros : en CM2 les élèves savent se mettre au travail et suivre les règles et en 6ème ils semblent avoir tout oublié). 

J'ai aimé la description de la vie de Saïd dans sa banlieue sordide. Ses parents qui ne parlent pas français, son frère et son cousin qui vivent de trafics qu'on préfère ignorer, sa soeur qui doivent fuir si elle veut être libre. 

J'ai aimé la description des profs. Mme Beaulieu, si juste, si réaliste, qui ressemble à tant de mes collègues dans sa fierté, dans son échec face aux élèves et dans sa bonté, dans son désir de leur être utile. M. Théophile, si strict mais si bon professeur, peut-être un peu moins réaliste mais il faut quand même un peu d'espoir dans ce roman si dur.

Bref, vous l'avez compris, c'est un vrai coup de coeur pour moi !
Je viens de l'acheter pour le CDI, je verrai donc à la rentrée comment il sera reçu par mes élèves. Ce n'est pas évident car il me semble que sans accompagnement il peut être très dur pour un enfant qui s'y reconnaîtrait. 

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15 août 2016

Daisy - Lycéennes à Fukushima

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Daisy
Lycéennes à Fukushima
de Reiko Momochi

Ed. Akata
6,95€ / 2014 / 180 p.
2 volumes (terminée)

La 4ème de couverture : Depuis le terrible tsunami qui a frappé Fukushima, Fumi n’ose plus sortir de chez elle. Trop inquiète pour sa santé, à cause des éventuelles radiations émises par la centrale. Pourtant, en dernière année de lycée, il faudra bien qu’elle se décide à retourner en cours. Mais est-il seulement possible de recommencer à vivre et de faire comme si de rien n’était, quand même une simple pluie représente la menace d’une contamination radioactive ? Heureusement, elle pourra compter sur Moé, Ayaka et Mayu, ses trois meilleures amies. Ensemble, elles comptent bien profiter de la vie, et surtout, sortir toutes diplômées du lycée ! Elles décident alors de recréer leur groupe de musique, Daisy, pour se redonner du courage. Mais très vite, la réalité les rattrape et…

Plusieurs années après la catastrophe du 11 mars 2011, et tandis que le monde entier semble vouloir oublier que la situation à Fukushima est encore loin d’être réglée, une artiste courageuse décide de briser la loi du silence ! S’inspirant de témoignages réels, Reiko Momochi nous livre avec Daisy une œuvre indispensable, qui marquera à jamais ses lecteurs.

 

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Mon avis : J’ai un avis assez partagé sur ce manga. J’ai trouvé le premier tome compliqué, puis je me suis laissé prendre par l’histoire et j’ai davantage préféré le second tome. Si le manga s’appelle « Daisy », c’est surtout Fumi qui est au centre de l’histoire. Le lecteur la suit, ainsi que ses camarades de classe pendant environ un an, leur dernière année au lycée, quelques mois après le tsunami. Nous suivons les états d’âme de Fumi, ceux de ses trois meilleures amies, ainsi que ceux de différents membres de leur communauté. Chacun réagit différemment à la catastrophe. Il y a ceux qui fuient, ceux qui restent sans grande conviction, ceux qui s’engagent. Fumi est une très bonne élève et a toujours pensé qu’elle intégrerait une bonne université de Tokyo. Mais a-t-elle le droit de partir ainsi et de continuer sa vie ? Moé vit dans une riche famille qui est prête à l’envoyer n’importe où pour la protéger. Si elle paraît insouciante, elle découvrira vite que les gens ne sont pas tous bons quand son petit ami, originaire d’une autre ville, la quittera par peur de la contamination. Aya est la fille d’aubergistes qui n’ont plus de clients depuis la catastrophe. Leur famille se déchire, Aya voudrait juste les aider, où qu’ils décident d’aller. Enfin, Mayu, qui avait toujours rêvé d’être vendeuse dans un magasin de vêtements à Tokyo, décide de reprendre l’entreprise familiale de production de riz. Il y a aussi Tamaki, qui aide son père à déblayer les décombres malgré le danger, et les « satellites », ces jeunes qui viennent des zones les plus proches de la centrales et qui ont dû partir et sont hébergés dans des camps à Fukushima.

Le lecteur hésite avec eux, l’auteur ne fait pas de morale, ne donne pas de bonne solution. Chacun fait ce qu’il peut et c’est déjà bien. On comprend que rien n’est terminé et que ces doutes existeront pendant encore des années, voire des dizaines d’années. Personne ne sait ce qui attend les habitants de la région et ce manga nous apprend que malheureusement ils sont plus ou moins laissés à eux-mêmes par les pouvoirs publics.

J’ai acheté ce manga en deux tomes pour le CDI parce qu’on me l’avait conseillé mais après l’avoir lu je regrette un peu. Si ce manga est très intéressant, il est peut-être un peu difficile pour des collégiens, ou du moins pour la plupart des collégiens, c’est-à-dire des élèves qui sont maintenant trop jeunes pour connaître ses évènements. A mettre plutôt en lycée je pense.

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14 août 2016

NOus les menteurs

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Nous les menteurs
de Emily Lockart

Ed. Gallimard jeunesse
272 p. / 2014 / 14,50€

La 4ème de couverture : Une famille belle et distinguée. L'été. Une île privée. Le grand amour. Une ado brisée. Quatre adolescents à l'amitié indéfectible, les Menteurs. 

Un accident. Un secret. La vérité.

Un drame familial époustouflant où culmine le suspense. Une lecture qui, à peine terminée, donne envie de retourner à la première page pour recommencer... 

Mon avis : J'ai bien aimé cette lecture mais sans plus, je suis donc assez déçue par rapport aux éloges qu'on m'en avait fait (et que dire de la phrase la couverture citant John Green !)

L'identification avec les personnages est assez difficile. Les "menteurs" sont quatre cousins du même âge, ou plutôt 2 cousines, 1 cousin et le neveu du beau-père de ce cousin. Les trois cousins étant les premiers nés de 3 soeurs. Ils font partie d'une famille extrêmement riche, possédant une île qu'ils sont seuls à habiter. Ils s'y rejoignent donc tous les étés (d'ailleurs j'ai trouvé très bizarre que cette famille ne se retrouve jamais pour noël par exemple). S'identifier avec des adolescents archi-riches qui ont des domestiques pour s'occuper d'eux et des parents qui ne parlent qu'héritage et assez compliqué. Mais bon, ce sont quand même des adolescents et leurs principales occupations ressemblent à celles des autres : se baigner, s'amuser, tomber amoureux, s'envoyer des mails...

Je n'ai pas compris pourquoi toute la famille les appellent "les menteurs" depuis leur plus jeune âge... Du coup j'ai trouvé le titre très mal pensé. 

Pour ce qui est de l'intrigue en elle-même, je ne sais pas trop quoi en penser. J'ai deviné très vite l'issue (sans les détails toutefois) et du coup j'ai trouvé que ça traînait parfois en longueur. Et puis, la narratrice parle des "été quinze" et "été dix-sept" mais parfois ce n'est pas bien précisé et je ne savais plus si on était dans un flash-back ou pas. En même temps, je me suis laissée prendre et j'ai lu ce roman très vite car il est plaisant à lire. 

Par contre j'ai trouvé la toute fin très très lente. Une fois la révélation passée, pourquoi nous donner encore un chapitre si long à lire, qui, selon moi, n'a aucun intérêt !?

Bref, un avis en demi-teinte. 

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13 août 2016

Les regards des autres

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Les regards des autres
de Ahmed Kalouaz

Ed. Le Rouergue
Coll. Doado
9,20€ / 95 p. / 2016

La 4ème de couverture : « Quand on a peur, on ne croit plus en rien, ni aux belles choses, ni à ceux qui vous disent qu’ils vous aiment. »
Au collège, Laure est la cible d’une bande de filles qui lui font vivre un enfer. Alors, elle rase les murs, encaisse en silence, sèche les cours, craint le pire même quand il ne se passe rien.
Un jour, pourtant, il lui faudra dénoncer ses bourreaux pour se sauver.
Les regards des autres est un roman fort et émouvant sur le harcèlement. Au travers du portrait de Laure, on comprend ce que vivent ses victimes, pourquoi elles se taisent, et comment réagir.

Mon avis : Un regard vraiment juste sur le harcèlement scolaire.
Laure est collégienne, en classe de troisième. Elle est devenue amie avec Eric, Eric que l’on surnomme « Le Barjo », juste parce qu’il est un peu différent : il est gentil et bon à l’école. Ca suffit pour ne pas être apprécié. Depuis ce jour, on ne laisse plus Laure tranquille. Ca fait des mois qu’une bande de filles l’embête : insultes, bousculades, « petite » violence physique… Laure n’en peut plus mais elle n’ose en parler à personne. Alors elle sèche les cours, ou s’isole à l’infirmerie. Elle sèche aussi la cantine, tans pis si elle ne déjeune plus. Heureusement qu’il y a les vacances et sa tante Perrine qui l’accueille à la montagne. Elle peut s’y ressourcer et trouver le courage de continuer à vivre.

J’ai beaucoup aimé ce roman car il est simple et juste. Pas d’aventure extraordinaire pour Laure, juste un quotidien, une famille normale et des camarades de classes lambda. Si les profs de ce livres sont insignifiants, voire même un peu critiqués, j’ai beaucoup aimé la CPE que j’ai trouvée vraiment juste. C’est assez désagréable de voir le nombre de livres qui expliquent à quel point les adultes n’en ont rien à faire du harcèlement, alors que c’est une chose dont on parle tout le temps dans un collège, même si ce n’est vraiment pas facile à régler et qu’on est parfois impuissants. Du coup là j’ai bien aimé que la CPE soit vue de façon positive et qu’elle agisse. Par contre j’ai trouvé dommage que l’auteur, à travers les propos de Laure, fasse croire qu’une infirmière scolaire ne se préoccupe pas de ces « petites » choses car elle a vu de plus graves maladies dans sa carrière d’infirmière. Je pense qu’au contraire les infirmières scolaires sont conscientes que les adolescents peuvent vivre des choses très difficiles (le harcèlement mais aussi les problèmes à la maison ou autre) et elles sont bien souvent là pour aider justement à régler ces problèmes. En tout cas toutes les infirmières scolaires que j’ai pu rencontrer étaient très soucieuses d’aider les élèves pour ce genre de problème.

Un bon roman, à mettre absolument dans un CDI de collège ! Et à conseiller sans scrupules !

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12 août 2016

L'été Où papa est devenu gay

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L'été où papa est devenu gay
de Endre Lund Eriksen

Ed. Thierry Magnier
17,90€ / 2014 / 284 p.

La 4ème de couvertureArvid, douze ans, est plutôt content de passer ses vacances d’été au camping avec son père. Ils rencontrent Roger et sa fille Indiane installés près de leur caravane... Jusque là tout va bien et les vacances s’annoncent prometteuses : pêche, ballade et toilettes Disco ( ! )… Mais lorsque Arvid apprend que Roger est homosexuel, qu’il se rend compte que son propre père s’amuse beaucoup avec lui, se comporte comme un ado, alors là, Arvid va moins bien. Des préjugés plein la tête, il oscille entre fureur et panique, sous le regard goguenard et amusé d’Indiane.

Mon avis : Un roman frais, drôle, loin des clichés. Peut-être parce qu'il s'agit d'un roman norvégien et que je n'ai pas l'habitude d'en lire, mais le mode de vie décrit dans ce roman ne correspond pas à ce qu'on a l'habitude de lire. Ca change, et c'est pas plus mal !

On rit beaucoup dans ce roman. Arvid se rend compte que son père est peut-être en train de tomber amoureux du père d'Indiane, ouvertement homosexuel (ce qui n'est pas du tout le cas du père d'Arvid) et il va tout faire pour séparer les deux hommes. Indiane va bien l'aider car elle ne veut pas qu'Arvid et son père restent dans le coin. Il est donc question d'amours de vacances, mais peut-être pas de la façon dont on a l'habitude de le lire, encore une fois. 

Un petit roman bien sympa qui ouvre à la tolérance !
Et je trouve la couverture vraiment sympa, ce qui ne gâche rien !

défi-août

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